Anticorps monoclonaux 04.11.2020
Nomenclature codée

La nomenclature internationale des anticorps monoclonaux repose sur un préfixe, un radical A, un radical B et un suffixe commun : « mab », abréviation de Monoclonal Anti-Bodies. Le nom complet de l’anticorps contient ainsi sous forme codée des informations clés sur sa composition et son domaine d'application.

Le préfixe permet de personnaliser chaque DCI.
Le radical A définit la cible* de l'anticorps monoclonal, par exemple :
-c(i)- pour « système cardiovasculaire » (abciximab)
-ibi pour « inhibiteur » (ranibizumab)
-k(in)- pour « cytokines » (canakinumab)
-l(i)- pour « système immunitaire » (infliximab, certolizumab)
-os- pour « os » (dénosumab)
-t(u)- pour « tumeurs » (rituximab)
-v(i)- pour « virus » (palivizumab)

*Cette information n’est pas toujours pertinente, en particulier lorsque l’anticorps est autorisé ultérieurement dans d’autres champs d’application.

Le radical B définit l'origine de l'anticorps monoclonal, par exemple :
-(m)o- pour « souris » (ibtritumomab)
-xi- pour « chimérique » (infliximab, rituximab). Un anticorps chimérique (humain à 60 %) est obtenu par greffage des parties constantes d'immunoglobuline humaine sur les parties variables d'un anticorps de souris.
-(m)u- pour « humain » (adalimumab, golimumab)
-zu- pour « humanisé » (bévacizumab, certolizumab). Un anticorps humanisé (humain à 90 %) correspond à la greffe des parties hypervariables (CDR) d'un anticorps murin sur les charpentes des domaines variables d'une immunoglobuline humaine.

Quelques exemples :
Ada-li-mu-mab (Humira®) : anticorps monoclonal humain immunomodulateur (anti-TNF)
Dén-os-u-mab (Prolia®) : anticorps monoclonal humain, régulateur du métabolisme osseux
Inf-li-xi-mab (Remicade ®) : anticorps monoclonal chimérique immunomodulateur (anti-TNF)
Pali-vi-zu-mab (Synagis®) : anticorps monoclonal humanisé antiviral
Ri-tu-xi-mab (Mabthera®) : anticorps monoclonal chimérique cytostatique

Sources :
eVidal online, Biomédicaments immunomodulateurs (et autres anticorps et protéines de fusion)
pharma-kritik, 7/2007/p27
Pharmazeutische Zeitung, 43/2006/p18